Elisabeth Arvy – Kinésiologue à Castanet-Tolosan

Kinésiologue à Castanet-Tolosan

Spécialiste des blocages profonds, personnels ou

familiaux

Généalogie et psychogénéalogie : quelle différence ?

Les deux mots se ressemblent et pourtant ces deux disciplines ne cherchent pas la même chose.

La généalogie fait référence à l’histoire de la personne, de la famille, de son enracinement géographique. On reconstitue l’arbre, on retrace les mutations géographiques, on inscrit les dates de naissance, de mariage, de décès sur plusieurs générations. C’est un travail de mémoire et de faits : qui, où, quand.

La psychogénéalogie, elle, est avant tout une réflexion sur la personne qui vient en consultation, appelée le consultant. Il ne vient pas au cabinet pour compléter un arbre généalogique, mais pour trouver un élément de réponse, et pour sortir d’un destin familial qui pèse. Là où la généalogie regarde vers le passé pour le documenter, la psychogénéalogie regarde vers le passé pour comprendre le présent et alléger ce qui, aujourd’hui encore, se rejoue sans qu’on sache toujours pourquoi.

Les questions qui amènent en séance

Voici quelques-unes des questions les plus fréquentes que les consultants posent, souvent après avoir longtemps cherché seuls sans trouver de réponse satisfaisante :

  • Quelle est ma place dans la société, dans ma famille ?
  • Quel est le sens de ma vie, pourquoi m’a-t-on attribué ce prénom ?
  • Est-ce que je paie des fautes pour quelqu’un d’autre ?

Ces questions ne sont pas anodines. Elles reviennent parce qu’elles touchent à quelque chose de plus profond que le simple hasard : le sentiment diffus de porter un rôle, une place, ou même une histoire qui ne nous appartient pas entièrement. Le prénom, par exemple, est rarement choisi au hasard. Il peut relier à un ancêtre, réparer un deuil, ou porter l’empreinte d’une attente familiale. Le comprendre change souvent la façon dont on se sent exister à travers lui, dont on se l’approprie au lieu d’en changer.

Révéler des blocages, comprendre leur origine

La psychogénéalogie permet ainsi de révéler des blocages actuels (répétitions, difficultés récurrentes, sentiments de culpabilité sans cause apparente) et d’en comprendre la signification, en menant une recherche approfondie sur l’histoire personnelle de ses ancêtres. On appelle cette transmission silencieuse la mémoire transgénérationnelle : ce qui passe d’une génération à l’autre sans avoir jamais été clairement dit avec des mots, mais qui continue d’agir malgré tout.

Ce travail ne consiste pas à juger sa famille ni à chercher des coupables. Il s’agit de mettre en lumière un mécanisme, pour pouvoir enfin choisir librement ce qu’on en fait, le garder s’il nourrit, le déposer s’il alourdit.

Deux exemples fréquents en séance

  • Une personne se sent bloquée à chaque fois qu’elle approche du succès professionnel, comme si une force invisible venait tout remettre en question au moment où tout va bien.
  • En remontant son histoire, on découvre parfois qu’un grand-parent a connu une belle réussite suivie d’une chute brutale (faillite, spoliation, trahison…) Ou qu’un membre de la famille a dû renoncer à ses ambitions pour en soutenir un autre membre (reprendre l’affaire familiale en abandonnant des rêves…).

Ou encore

  • Deux personnes éperdument amoureuses n’ont pu se marier ensemble. Ce drame a parasité autant la vie de l’homme que celle de la femme concernée. Cette détresse a coloré les mariages contractés et leurs descendances portent cette information : « je n’ai pas droit au bonheur avec l’être aimé » « il vaut mieux ne pas aimer pour ne pas souffrir » qui se retrouve dans les vies de couple du consultant.

Alors, sans le savoir, le consultant rejoue une loyauté : réussir « trop » ou « être heureux en amour » reviendrait, inconsciemment, à trahir celui ou celle qui n’a pas pu le vivre.

Ce type de mécanisme n’a rien d’irrationnel une fois qu’on le comprend, il devient même limpide. Et c’est justement cette clarté qui permet de le désamorcer : on ne peut pas déposer un fardeau qu’on ne sait pas qu’on porte.

Comment approfondir cette démarche

Selon l’endroit où vous en êtes, plusieurs chemins sont possibles. La séance individuelle reste la voie la plus directe pour explorer votre histoire personnelle et vos questions spécifiques, à votre rythme, en toute confidentialité.

Pour celles et ceux qui préfèrent d’abord découvrir la discipline avant de s’engager, l’atelier de psychogénéalogie propose un temps collectif, en petit groupe, pour comprendre les grands principes (loyautés invisibles, transmission transgénérationnelle, syndrome d’anniversaire) à travers des exemples concrets. Le prochain atelier a lieu le 19 septembre.

Et pour aller plus loin, la formation certifiante en psychogénéalogie, ouverte à tous à partir de janvier 2027, permet de s’approprier pleinement cette approche, que ce soit dans une démarche personnelle ou professionnelle.

Une démarche complémentaire à la généalogie

Généalogie et psychogénéalogie ne s’opposent pas : elles se complètent. La première pose les faits, la seconde en explore le sens vécu. Beaucoup de consultants découvrent d’ailleurs la psychogénéalogie après avoir commencé un arbre généalogique, en tombant sur une date, un prénom répété, un silence qui interpelle.

Ne plus subir un destin familial pesant, mais en comprendre l’origine pour, enfin, s’en libérer peut être votre objectif de séance.